Après le DeZir, berlinette sportive biplace, Renault décline son nouveau langage stylistique sur un autre concept. Le véhicule de loisir compact Captur sera la vedette du stand de la marque au Salon de Genève.
Au sein de l'Alliance Renault-Nissan, naissent parfois des crises de jalousie. Vexé de s'être fait couper l'herbe sous le pied par la Leaf sur le front des électriques, Renault se venge en empiétant sur le territoire privilégié de Nissan : celui du crossover. Le Captur semble être une lettre d'intention, annonçant un concurrent direct du Juke chez le Losange.
Le Renault Captur reprend le langage stylistique étrenné par le concept DeZir vu au dernier Mondial de Paris, première œuvre du nouveau chef du design Laurens van den Acker. Les mots d'ordre sont simplicité, sensualité et chaleur. Loin du style parfois abstrait de son prédécesseur Patrick Le Quément.
Laurens van den Acker tient à rapprocher intimement les autos de leurs clients. Chacun des nouveaux concepts Renault correspond ainsi à une étape de la vie. Le DeZir symbolisait la passion des débuts d'une relation amoureuse. Le Captur (contraction de "cap sur l'aventure") correspond quant à lui à la période qui suit, lorsque le jeune couple découvre le monde. Suivront d'autres études, répondant à d'autres expériences de la vie : la fondation d'un foyer, le travail, les loisirs ou l'accès à la sagesse.
Revenons à notre jeune couple. Pour leur escapades, Renault ne pouvait que leur proposer un tous-chemins. Avec une longueur de 4,22 m, le Captur mesure 9 cm de plus qu'un Nissan Juke. Contrairement au cousin nippon, il ne dispose que de deux portes, qui s'ouvrent en élytre. D'autre part, le Captur se présente plus comme une 2+2 que comme une véritable quatre places. Voilà des caractéristiques qui rappellent étrangement un autre concept-car français, le Peugeot HR1 présenté au dernier Mondial de l'Automobile.
Comme le crossover au Lion, le Captur sert d'écrin à un nouveau moteur, appelé à faire les beaux jours de nombreux modèles de l'Alliance. Il s'agit en l'occurrence du nouveau quatre cylindres 1,6 Energy dCi, dans une version biturbo poussée à 160 chevaux. Ce moteur, en version 130 ch, arrivera sur le Scénic en mai.
Le 1,6 Energy dCi est associé sur le Captur à la boîte à double embrayage EDC apparue cette année sur la Mégane 1.5 dci 110 ch. Cette transmission est sans doute appelée à être associée à un plus large palette de motorisations. Ceci permettrait enfin à Renault de contester l'hégémonie du groupe Volkswagen sur ce type de transmission.
Enfin, la motricité se voit renforcée par un pilotage électronique du différentiel dénommé RX2, similaire dans son action au Grip Control Peugeot.
Esthétiquement, le Captur reprend les codes habituels des véhicules de son espèce. Les ailes gonflées font écho à un pavillon bas et à des jantes surdimensionnées. D'un diamètre de 22 pouces, celles-ci se prolongent visuellement sur le pneu, donnant l'impression de flancs ultra bas. Autre particularité : les ailes de la couleur de la carrosserie mais en finition mate. Ceci n'est pas sans rappeler un certain Scénic RX4 !
Pour asseoir son côté "djeuns", le Captur dispose d'un pavillon amovible, permettant de rouler à découvert. Comme sur le DeZir, les couleurs contrastées dominent à l'intérieur. Le noir et le orange s'y taillent la part du lion, pardon, du Losange. L'environnement semble toutefois bien loin des exigences d'une production en série. Plus intéressant et envisageable à moyen terme est l'arrivée de la réalité augmentée. Une caméra située derrière le pare-brise retransmet l'image de la route sur l'écran central, où des indications visuelles peuvent être incrustées en surimpression.
Délirant par certains aspects, le Captur ne semble pourtant guère plus déluré que le Nissan Juke. Qu'en sera-t-il de l'éventuel modèle de série ?


Le 1,6 Energy dCi est associé sur le Captur à la boîte à double embrayage EDC apparue cette année sur la Mégane 1.5 dci 110 ch. Cette transmission est sans doute appelée à être associée à un plus large palette de motorisations. Ceci permettrait enfin à Renault de contester l'hégémonie du groupe Volkswagen sur ce type de transmission.
Enfin, la motricité se voit renforcée par un pilotage électronique du différentiel dénommé RX2, similaire dans son action au Grip Control Peugeot.
Esthétiquement, le Captur reprend les codes habituels des véhicules de son espèce. Les ailes gonflées font écho à un pavillon bas et à des jantes surdimensionnées. D'un diamètre de 22 pouces, celles-ci se prolongent visuellement sur le pneu, donnant l'impression de flancs ultra bas. Autre particularité : les ailes de la couleur de la carrosserie mais en finition mate. Ceci n'est pas sans rappeler un certain Scénic RX4 !
Pour asseoir son côté "djeuns", le Captur dispose d'un pavillon amovible, permettant de rouler à découvert. Comme sur le DeZir, les couleurs contrastées dominent à l'intérieur. Le noir et le orange s'y taillent la part du lion, pardon, du Losange. L'environnement semble toutefois bien loin des exigences d'une production en série. Plus intéressant et envisageable à moyen terme est l'arrivée de la réalité augmentée. Une caméra située derrière le pare-brise retransmet l'image de la route sur l'écran central, où des indications visuelles peuvent être incrustées en surimpression.
Délirant par certains aspects, le Captur ne semble pourtant guère plus déluré que le Nissan Juke. Qu'en sera-t-il de l'éventuel modèle de série ?
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