Durant son discours le président a prit l’exemple de la loi Hadopi, entrée en vigueur en 2010. Il se dit prêt à revenir sur la loi déclarant qu’elle « n’a jamais été une fin en soi ». Il admet qu’il aurait dû écouter davantage les acteurs de l’Internet : « Je prends d’ailleurs ma part de l’erreur (…) L’intuition que j’avais, c’est qu’on ne pouvait pas (abandonner) les créateurs. Peut-être que la maladresse a été de donner le sentiment que vous étiez attaqués ». Nicolas Sarkozy semble prêt à faire une Hadopi 3 ou 4 si les membres du Conseil national du numérique trouvent « des moyens de rétribuer justement les créateurs ».
Jean-Baptiste Descroix-Vernier, fondateur de Rentabiliweb, interrogé par Le Figaro déclarait : « La mission prioritaire du conseil du numérique est que, plus jamais, le Parlement français ne puisse voter des lois concernant ce secteur sans (le) consulter ». Le Conseil se réunirait trois à quatre fois par an et serait libre de faire toutes les suggestions qui semblent nécessaires. Ce qui paraît être une bonne initiative de la part du gouvernement est critiqué par le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne qui regrette que le CNN soit « composé majoritairement des grands industriels du secteur » et que ni représentants des consommateurs, ni élus n’y siègent.
La nomination des personnes présentes au CNN a été décidée aujourd’hui par un décret en conseil des ministres. Les noms des « conseillers du numérique » ont été annoncés officiellement ce midi dans un discours de Nicolas Sarkozy à l’Élysée devant plusieurs centaines d’invités. Parmi eux, le co-fondateur de Deezer, Daniel Marhely ou encore Franck Esser, le P-DG de SFR.
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